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    AI slop : 21 % des premiers Shorts servis à un nouveau compte YouTube sont générés par IA

    Une étude de l'éditeur vidéo Kapwing a ouvert un compte YouTube vierge et analysé ses 500 premiers Shorts : 104 étaient générés par IA. Son recensement identifie 278 chaînes dédiées à ces contenus.

    Le comité de L'ObservatoireMis à jour le 4 min de lecture

    L’essentiel

    1. 01104 des 500 premiers Shorts recommandés à un compte neuf étaient générés par IA (21 %), 33 % relevaient de contenus dits « brainrot »
    2. 02278 chaînes dédiées à l'AI slop repérées dans les tops 100 nationaux, 63 milliards de vues cumulées selon The Guardian
    3. 03YouTube impose la déclaration des contenus IA réalistes et sanctionne les récidives

    Ce que dit la source

    L'étude « AI Slop Report » de Kapwing (Liam Curtis, 28 novembre 2025, données arrêtées à octobre 2025) combine une revue manuelle des 100 chaînes tendance par pays via Playboard, soit environ 15 000 chaînes, et un test : un compte YouTube neuf dont les 500 premiers Shorts recommandés ont été classés. 104 étaient générés par IA (21 %) et 33 % relevaient du brainrot.

    The Guardian (27 décembre 2025) a agrégé le recensement : 278 chaînes ne publiant que des contenus IA, plus de 63 milliards de vues cumulées, 221 millions d'abonnés et environ 117 millions de dollars de revenus annuels estimés. L'étude ne donne aucun taux de croissance annuel.

    Les règles de YouTube imposent de déclarer les contenus générés par IA lorsqu'ils sont réalistes ou altèrent significativement une personne ou une scène ; la non-déclaration répétée peut entraîner l'apposition d'office d'une étiquette, le retrait du contenu ou la suspension du programme partenaire.

    Notre analyse

    L'échantillon d'un seul compte donne un ordre de grandeur, pas une mesure de la plateforme : le titre « 21 % des Shorts » qui a circulé est abusif. Le signal économique, lui, est net : ces chaînes sont rentables et industrialisées.

    La réponse des plateformes reste partielle : seule la déclaration des contenus réalistes est obligatoire, ce qui laisse hors champ l'essentiel des contenus de faible qualité.

    Ce que cela change pour une entreprise française

    Pour une marque, la visibilité organique sur les plateformes vidéo se dégrade : un contenu signé, sourcé et incarné devient un actif de différenciation. Pour la communication, déclarer les contenus générés est une obligation sur YouTube et, depuis août 2026, une obligation de transparence au titre de l'AI Act.

    Sources

    Corrections

    : Article révisé après vérification indépendante des sources : le chiffre de 21 % concerne les 500 premiers Shorts recommandés à un seul compte neuf, pas l'ensemble de la plateforme ; retrait de la croissance de 400 %, absente de toutes les sources ; attribution des 278 chaînes et des 63 milliards de vues à The Guardian ; règles de YouTube précisées.

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